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Guide de la selle western

 

 

L’arçon (saddle tree)

Tout commence au niveau de l’arçon. Il est la base même de la selle, la fondation sur laquelle tout le reste est construit. Sans un arçon de bonne qualité, jamais vous n’aurez une bonne selle.

Le but de l’arçon est de répartir le poids du cavalier sur le dos du cheval de façon à assurer le confort de celui-ci. Un arçon est composé de cinq parties principales : deux barres parallèles, une fourche qui lie les deux barres à l’avant, le troussequin qui les lie à l’arrière et la corne. L’ouverture sous la fourche est appelée « gullet ». L’espace entre les barres le « gullet channel » (ouverture d’arçon).

Les barres de l’arçon sont celles qui vont supporter tout le poids de la selle. C’est la partie en contact avec le dos du cheval. Des barres bien ajustées sur une selle western vont répartir le poids, ainsi pour un cavalier de 68 kgs, le cheval supportera une masse de 52 grammes par centimètre carré. A titre de comparaison une selle anglaise, qui a moins de surface, va apposer un poids de 123 grammes par centimètre carré. Les selles western, bien que plus lourdes, pèsent en fait moins lourd sur le dos du cheval.

Afin de distribuer le poids de façon égale, l’intégralité des barres doit être en contact avec le dos du cheval et l’espace entre celles-ci suffisamment large pour éviter de poser du poids sur la colonne vertébrale. La hauteur et largeur du « gullet » doivent être suffisants pour ne pas créer de pression sur le garrot et les épaules.

Arçon « Bowman Tree »

Fabrication de l’arçon

Les arçons traditionnels sont fabriqués en bois, d’où le nom de « tree » (arbre) en anglais. Généralement des bois souples sont choisis pour leur élasticité – pin Ponderosa, frêne, peuplier, pin douglas vert… Une fois assemblé, l’arçon est recouvert d’un cuir humide qui en séchant et rétrécissant va venir renforcer l’arçon. Typiquement cet habillage est fait en cuir, le cuir brut donne les arçons de meilleure qualité. D’autres matériaux de moins bonne qualité peuvent également être utilisés, comme la toile ou l'étamine ou des cuirs de moins bonne qualité. Certains fabricants commencent également à utiliser de la fibre de verre. Une fois le cuir sec, une couche de vernis est appliquée pour seller le cuir. Le résultat est un arçon très solide mais qui reste souple.

Un arçon recouvert de cuir brut est considéré comme le plus haut de gamme en terme de selles. Il est également le plus cher. Avec le développement de nouveaux matériaux synthétiques, des arçons peuvent maintenant être construits pour 3 fois moins cher qu’un arçon en bois. En conséquence, la plupart des selles fabriquées à l’heure actuelle ont des arçons synthétiques.

Arçon « Weatherly Tree »

Les arçons synthétiques sont fabriqués en plastique ou fibre de verre en utilisant des moules et leur qualité peut varier énormément. Au niveau des matériaux synthétiques, le Ralide est considéré comme l’un des meilleurs. Mais les arçons synthétiques ont d’autres défauts. Ils ne sont pas aussi flexibles que les arçons en bois ; du fait de l’utilisation de moules tous sont pareils sans place pour des variations. Par ailleurs, le synthétique supporte moins bien les vis et clous, rendant la durée de vie des selles synthétiques plus courte.

Les selles synthétiques ont toutefois une légitimité. Elles conviennent parfaitement au cavalier amateur dont le budget est limité. Mais si vous cherchez une selle qui vous suivra toute votre vie, quel que soit l’usage que vous en ferez, choisissez un arçon en bois recouvert de cuir brut.

Arçon « Association Tree »

Types d’arçon

Il est surprenant de découvrir qu’il n’existe pas de standard industriel pour définir la taille des arçons. Les différents fabricants d’arçons utilisent des systèmes de mesure différents et donnent parfois des noms différents au même arçon. Vous vous apercevrez vite que la définition d’un arçon Wade chez un fabricant n’est pas la même que chez un autre. Impossible de s’y retrouver. La seule solution consiste à faire appel aux professionnels pour vous aider dans votre choix.

Au risque de déplaire, nous vous conseillons de faire attention aux gadgets tels que les arçons flexibles. En théorie ils semblent intéressants, mais s’ils présentaient un véritable intérêt le système serait utilisé par tous les fabricants, or on ne les trouve que sur les selles synthétiques dont l’arçon ne présente justement pas la flexibilité du bois. Si votre selle est de bonne qualité avec un bon arçon, vous n’avez pas besoin d’un gadget pour s’adapter à votre cheval.

Arçon « Wade Tree »

Il existe de nombreux types d’arçons. Ce qui définit le nom du type d’arçon est la fourche. Les autres parties, barres, troussequin, corne…, peuvent varier, mais si la fourche est la même alors l’arçon portera le même nom. Ainsi des noms comme Wade, Bowman ou Association définissent un type particulier de fourche.

Il existe quelques catégories génériques pour les types de barres basées sur la longueur du gullet, mais il n’existe pas de standard en ce qui concerne les longueurs et les noms. Cela peut s’avérer frustrant. Vous trouverez ci-dessous les catégories et gullets tels que présentés dans l’ouvrage de Richard L. Sherer's "Horseman's Handbook of Western Saddles." (mais n’oubliez pas qu’il n’y a pas de nomenclature au niveau des noms ou mesures).

Largeur du gullet (en inches) pour :
* Quarter horse normal : 5 3/4"
Semi-quarter horse : 6"
Full quarter horse : 6 1/4"-6 1/2"
* Extra-wide quarter horse : 6 3/4"-7"
* Arabe : 6 1/4"-6 3/4" (l’inclinaison est moindre que les barres pour un quarter horse)

Difficile de vous y retrouver ? Alors, bonne nouvelle : les selliers estiment que plus de 80% des chevaux actuels seront confortables avec un arçon semi-quarter horse ou full-quarter horse. Pour la plupart des acheteurs, la taille ne sera pas le problème. Le plus difficile sera de trouver un arçon de bonne qualité. Rassemblez toute l’information dont vous pouvez disposer et dites-vous que le prix est généralement un bon indicateur.


La fourche

Blevins
La fourche est la partie avant de l’arçon. Elle lie les deux barres parallèles et sert de base pour la corne. La fourche porte couramment le nom de « swell » (ou de pommeau sur les selles anglaises). Le nom de fourche vient de l’utilisation, à l’origine, d’une fourche d’un arbre pour fabriquer la pièce.

La fourche donne la forme à l’avant de la selle. La forme de celle-ci définit également le nom du type d’arçon. Il existe deux types de fourches : la fourche « slick » (ou a-fork) et la « swell ». La swell peut être « full » ou « undercut ».


Fourche Slick
La fourche d’une selle à fourche slick fait généralement 8 à 10 inches (20 à 25 cm) de large, les côtés de la fourche montent en pente droite jusqu’à l’extérieur de la corne. Ceci laisse l’avant de la selle ouvert donnant davantage de confort pour de longues périodes à cheval ainsi que plus de liberté de mouvement pour le travail. Des « buckings rolls », des morceaux de cuir qui imitent un rebord, peuvent être ajoutés lorsque l’on travaille avec de jeunes chevaux ou que l’on a besoin de plus de sécurité.

Les types de fourches ont évolué en fonction de l’utilisation de la selle et des préférences des cavaliers. La situation géographique a également eu un impact. Les premières selles étaient toutes de type « slick ». Plus tard elle a été adoptée pour sa sécurité pour le bronc riding (monte de chevaux sauvages), roping et la compétition.

La selle slick fork trouve son origine chez les Buckaroos et ne se trouvait jusqu’à récemment que chez les cowboys de Californie, Nevada et Montana de l’ouest. C’est une selle de travail par excellence. Elle est redevenue populaire auprès d’un public plus large. Le renouveau de l’intérêt pour la culture Buckaroo et son utilisation par des cavaliers reconnus a accru leur attrait. L’arçon slick le plus populaire est le Wade. La plupart des selliers sur mesure font des slicks et les fabricants industriels les proposent maintenant dans leur ligne de produits.

Exemple de deux selles à fourche slick (observez sur la deuxième les bucking rolls)

 

                                        

 

Fourche  swell
La fourche swell a généralement une largeur de 11 à 14 inch (27 à 35 cm). L’intérêt de celle-ci est d’accroître la sécurité du cavalier.

Il existe plusieurs types de fourches swell. La fourche peut varier en largeur et épaisseur, elle peut être reliée à l’arçon selon différents angles. Elle peut être « undercut », la largeur du rebord étant plus large dans la partie supérieure que dans sa partie liée aux barres. Au début du 20ème siècle, certaines « undercut » étaient tellement exagérées qu’on les avait surnommées les « faiseurs de veuves ». Elles étaient appréciées pour les chevaux sauvages car elles permettaient au cavalier de ne jamais être éjecté de sa selle, parfois au point de ne pouvoir en sortir en cas de danger. Les « undercut » exagérées ont fini par disparaître.

Les swells sont généralement utilisées pour les compétitions (barrel racing, cutting, reining et roping) ainsi que pour le trail et le pleasure. La swell a été la selle la plus populaire au cours des 100 dernières années, celle qui est vue par la plupart des gens comme « la » selle western.

Selle à arçon Wade

La selle à arçon Wade est une selle à fourche slick de type Buckaroo pour le travail à cheval. Elle est conçue pour travailler le bétail et offrir un maximum de confort pour de longues heures en selle.

Les selles Wade ont longtemps été populaires chez les cowboys des Rocky Mountains. Leur popularité s’est accrue récemment dans le monde de la monte western et pas seulement pour une question de mode.

La popularité des Wade peut se résumer à deux facteurs. D’abord les arçons Wade font des selles excellentes, vous en tomberez forcément amoureux. Elles vous permettent d’être un meilleur cavalier, vous êtes forcément dans la bonne position, vous aurez presque l’impression de tricher.

Le deuxième facteur est un cavalier hors pair : Ray Hunt a fait découvrir les selles Wade aux cavaliers western lors de ses ateliers. Si Ray utilise une Wade, alors tout le monde veut la même selle. Aujourd’hui beaucoup de « maîtres » ont suivi la voie et influencé des millions de cavaliers. Les Wade sont devenues les selles les plus vendues par les selliers et les fabricants industriels sont maintenant également présents sur le marché.

Selle McCall

 

Qu’est-ce qui les rend si exceptionnelles ? Les principaux critères d’une selle Wade sont les suivants :

• Une assise exceptionnellement basse et proche du cheval ce qui donne une meilleure prise au cheval lorsque l’on tient une bête au lasso
• Une corne courte, large, conçue pour le dallying (technique d’enrouler le lasso autour de la corne sans faire de nœud). La corne en bois (pas en métal) fait partie des couches laminées qui forment la fourche. Ce type de fabrication permet à la zone de garrot d’être ouverte sans perdre de force et à la selle d’être plus proche du cheval.
• Les barres de l’arçon ont plus de surface de contact avec le dos du cheval que la plupart des autres arçons, ceci répartit donc mieux le poids
• Une assise profonde, conçue pour le confort et la sécurité, pour de longues heures à cheval
• Des étriers placés directement sous le cavalier, celui-ci se trouvant donc dans une position optimale
• Double sanglage
• Traditionnellement sanglage « flat plate » (fixé à l’arçon), même si le sanglage « in-skirt » (fixé au skirt) devient populaire

• Un troussequin haut

Selle Harwood

 

L’arçon Wade a une histoire intéressante qui remonte à la fin des années 30. Tom Dorrance, le premier « natural horseman » (pionnier de l’éthologie), admirait la selle d’un ami cowboy, Clifford Wade. Le père de Clifford avait apporté sa selle de l’est lorsqu’il était venu s’installer en Oregon. Dorrance prit la selle et l’emporta chez Hamley & Company Saddle Shop afin qu’ils recopient l’arçon et lui fabriquent une nouvelle selle. Après quelques modifications, Dorrance fut satisfait du résultat et utilisa la selle fabriquée sur cet arçon jusqu’à la fin de sa carrière. Hamley voulut vendre le modèle d’arçon sous le nom de Dorrance mais Tom insista pour qu’il porte le nom de Wade. L’arçon ne connut pas vraiment de succès jusqu’à ce que le sellier Dale Harwood fabrique une selle Wade pour Ray Hunt dans les années 60. Dale Harwood devint une légende dans le monde de la sellerie et est maintenant surtout connu pour ses selles Wade.
Si des gens comme Tom Dorrance ou Ray Hunt, deux des plus grands maîtres équestres, utilisent des Wade, alors il faut peut-être prendre le temps de s’y arrêter.

 

 

La corne

La corne est certainement la partie la plus reconnaissable de la selle western. La corne est montée sur l’arçon au-dessus de la fourche et fixée avec des écrous et vis. La corne est composée de la tête (cap), du cou (neck) et des pointes (voir dessin)

A l’origine, la corne a été ajoutée à la selle western pour mettre d’attraper le bétail au lasso. Quand un cavalier attrape un veau, il peut enrouler le bout de la corde autour de la corne afin d’absorber la force générée par le veau quand il tire.

Il existe de nombreux types de cornes pour répondre aux différentes utilisations et préférences. Elles sont faites de bois, acier ou cuivre et recouvertes de cuir. Sur les selles de roping ou de ranch, la corne est revêtue d’une protection afin de la protéger de la violence du roping et fournir une meilleure prise au lasso. Plusieurs types de protections de corne existent : mulehide (cuir gris brut), cuir et caoutchouc.

Le type de corne varie selon le type de selle. D’autres critères sont également la hauteur, le diamètre de la tête, la forme de la tête, l’angle de la tête et le diamètre du cou.

La corne fait maintenant partie intégrante de la selle western, qu’elle soit ou non utilisée pour le roping. Avec le temps d’autres utilisations sont apparues : pratique pour y accrocher des choses, idéal pour s’y appuyer au repos et, comme beaucoup l’ont découvert à leurs dépens, parfaite pour s’accrocher en cas de frayeur.

 

 

Protection de corne

La protection de corne, le « dally wrap », est une couche de protection enroulée autour de la corne afin de la protéger de l’abrasion du lasso et fournir une meilleure prise. La plupart des selles de ranch ou de roping sont livrées avec une protection de corne.

           

On trouve des protections de tous types, en cuir ou caoutchouc, le choix étant une question de goût personnel. Les protections en cuir sont du mulehide, du cuir ou du latigo épais. Les protections en caoutchouc sont du caoutchouc de pneu noir ou du Dura-wrap blanc. Le caoutchouc de pneu est la version la plus économique, que la plupart des ropers fabriquent eux-mêmes. Le Dura-wrap a l’avantage de ne pas laisser de traces noires sur le lasso.

Lors d’utilisations intenses, les protections ont besoin d’être remplacées régulièrement. Les protections sont généralement vendues en paquets de 12.

Comment protéger une corne avec une protection en mulehide :

1) Percez une fente de 6 inches (15 cm) à un bout de la bande
2) Nous conseillons de tremper la bande dans de l’eau avant de l’installer. Passez la corne dans la fente en gardant le côté le plus long vers la selle.

3) Faites passer la bande sous le gullet et sortez du côté droit de la corne, entourez dans le sens des aiguilles d’une montre (pour les ropers droitiers)

Entourez autant que possible et passez la pointe sous la fente pour tenir. La protection se resserrera à l’utilisation. Coupez l’excédent de bande.




                   

 

         

 

 

 

Le siège

Taille du siège

Comment déterminer la taille d’un siège de selle western ?


Quelle taille de selle vous convient le mieux ? Ca dépend. Une vraie réponse de normand, mais qui pourtant est la seule possible.

D’abord, prenez en compte les règles principales concernant le choix de la taille d’une selle :
• N’oubliez pas que la taille de siège d’une selle western concerne la taille du cavalier, pas celle du cheval
• Il faut laisser environ 10 centimètres entre l’avant de votre corps et la fourche (ou le swell)
• Votre postérieur doit se trouver à la base du troussequin, mais pas serré contre lui
• Certaines personnes préfèrent une selle ajustée, d’autres plus large. De manière générale, il vaut mieux que la selle soit un peu grande que trop petite.

Les selles westerns sont vendues avec une taille affichée. Celle-ci se calcule en mesurant la distance entre la base de la corne et le milieu du troussequin. Cette distance est exprimée en demi-inch (1.27 cm) de 12 à 17 inches. Ci-dessous les tailles générales :
• Enfant : 12"-13"
• Petit adulte: 14"
• Adulte moyen: 15"
• Adulte grand : 16"
• Adulte très grand et fort : 17"

Dans la mesure où la taille est affichée, il semble facile de choisir la bonne taille. Ce n’est malheureusement pas le cas. Essayez la même taille sur différents types de selles ou d’un fabricant différent et vous verrez que vous ne vous y sentez pas de la même manière. Cette différence tient à ce que d’autres facteurs entrent en compte au niveau de l’assise :

• Profondeur du siège : certaines selles ont des sièges profonds qui vous permettent de rester en place tandis que d’autres ont des sièges plus plats vous laissant davantage de liberté de mouvement
• Pente du siège : l’angle du siège à l’arrière vers le troussequin peut être très différent d’un modèle à l’autre
• Pente du troussequin : le troussequin peut être vertical ou en pente plus ou moins accentuée
• Cantle Dish (profondeur du troussequin) : Le troussequin peut être plat ou arrondi à l’avant plus ou moins profond
• Type de fourche : La gamme de fourches est très étendue depuis les swells très larges au slick fork sans aucun rebord
• Angle de la fourche : les fourches peuvent être droites ou en angle s’écartant du cavalier.

Toutes ces caractéristiques modifient la façon dont un cavalier se sentira sur la selle. Tout ceci n’est évidemment pas calibré ou précisé sur la fiche technique de la selle. Un seul moyen pour être sûr d’avoir la bonne taille : s’y asseoir.

Le siège de la selle

Le siège d’une selle western est probablement la partie la plus importante pour le cavalier. Il va déterminer, pour la grande part, du confort des longues heures en selle.

Fabrication du siège

L’opération commence par le « ground seat » (le siège de base). Ce « ground seat » est fixé à l’arçon et est la structure sur laquelle le siège fini est construit. Cette partie est invisible sur la selle terminée, mais contrôle l’endroit du cheval sur lequel on est assis ainsi que le confort. Le « ground seat » est généralement fait en cuir, métal, une combinaison des deux ou en matériau composite.


Les « ground seats » de qualité vont être légèrement incurvés afin de suivre la forme du bassin. Les sièges de mauvaise qualité sont plats et vous aurez l’impression d’être assis sur une planche. Vous n’apprécierez sans doute pas d’y passer des heures. Un siège bien conçu sera également plus étroit à l’avant de façon à permettre aux jambes d’être plus près du cheval.

Le « ground seat » possède également une inclinaison (slope). Partant de l’avant et s’incurvant vers le troussequin, cette inclinaison déterminera l’endroit où le cavalier sera assis sur le cheval. La partie la plus basse sera celle où se trouvera le cavalier, ce qui a un impact direct sur sa position en selle.

 

Les avis divergent quant à la « bonne » inclinaison du siège. Cela tient aux activités pratiquées (cutting, roping) et aux préférences personnelles. Une selle avec un siège relativement plat permettra au cavalier d’avoir les jambes sous lui, donc une meilleure position d’équilibre. Beaucoup de selles ont tendance à faire pencher le cavalier en arrière le forçant à avoir les jambes en avant.

Au-dessus du « ground seat », le siège lui-même est fait de cuir lourd. Sur les meilleures selles une seule pièce est utilisée pour couvrir le siège, le troussequin, les jockeys (quartiers) avant et de côté. L’examen du siège d’une selle vous en dira long sur sa qualité et le talent du fabricant. Les selles de moins bonne qualité utilisent deux pièces de cuir. La couture est ensuite cachée par une matelassure.

Les sièges matelassés se sont beaucoup développés et sont présents sur de nombreuses selles. Cependant, un siège matelassé n’est pas la solution à un siège inconfortable. Le problème ne tient pas au moelleux du siège mais bien à sa conception. Si le siège a été conçu pour s’adapter à la morphologie du cavalier, il sera confortable qu’il soit ou non matelassé. Bien sûr il faudra quelques heures aux cavaliers débutants pour que leurs douleurs musculaires disparaissent, rien ne pourra éviter ce passage. Mais ensuite, vous découvrirez qu’une selle bien conçue est tout à fait confortable.


Le « gullet »

Le « gullet » est la partie vide ou espace sous la fourche au-dessus du garrot du cheval. La forme de la fourche et l’angle des barres de l’arçon déterminent la largeur et hauteur du « gullet ».

 

Il est indispensable que le « gullet » laisse suffisamment d’espace au-dessus du garrot. Si la hauteur est trop basse, la selle frottera le garrot du cheval. Si la largeur est trop importante, la selle sera posée trop bas sur les épaules du cheval et à nouveau frottera le garrot du cheval. Un cheval blessé au garrot n’est pas un cheval heureux. Une astuce pour vérifier la taille : laissez entre 2 et 4 doigts entre le garrot et le gullet.

Il n’y a malheureusement pas de standard pour la mesure du gullet. Chaque fabricant va le mesurer de façon différente. N’oubliez pas que la mesure du gullet est faite sur l’arçon à nu et non sur la selle terminée. Une fois la selle fabriquée, vous n’avez aucun moyen de mesurer la largeur du gullet.

 

Le troussequin

Le troussequin est la partie verticale à l’arrière du siège. Il est une partie importante de l’arçon puisqu’il tient les barres. Il fournit également un appui au dos du cavalier et une sécurité accrue l’empêchant de glisser en arrière.

De nombreuses caractéristiques existent :
• Hauteur : sur les selles d’autrefois il mesurait de 12 à 15 centimètres de haut. A l’heure actuelle le troussequin mesure environ 10 cm, à l’exception des selles de compétition (cutting et roping) qui souvent ne mesurent que 5 cm
• Inclinaison ou angle : léger, moyen ou fort. La plupart des selles aujourd’hui ont une inclinaison moyenne
• Forme : « regular » (ovale), « comfort » (haut plat avec coins arrondis) et « shovel » (haut)
• Dish : la profondeur du renfoncement du côté cavalier. Peut aller de 5 cm à pas de renfoncement. Le plus courant est un renfoncement de 2.5 à 1.2 cm.

Le « Cheyenne roll » (d’après la ville où l’invention a vu le jour) est une pièce plate qui borde l’arrière du troussequin. La plupart des selles modernes ont des Cheyenne rolls. Certaines personnes pensent que ce bord est purement ornemental, ils n’ont clairement jamais découvert la prise qu’il fournit pour s’y accrocher à pleine main lors d’un galop chahuté.

                   

Certaines selles ont un bourrelet à la place du Cheyenne roll, certaines ont les deux.

Outre sa fonction, le troussequin est important en tant que site pour des décorations et gravures.


Les « jockeys » (quartiers)

Les « jockeys » sont les pièces qui couvrent les parties exposées de l’arçon. Les jockeys sont positionnés au-dessus des « skirts ». Il y en a trois : à l’avant, à l’arrière et sur le côté (en prolongement du siège)

 

Les jockeys couvrent les barres et protègent les jambes du cavalier de la transpiration du cheval et du frottement avec les sangles et étrivières.

Autrefois les jockeys se présentaient en trois pièces. De nos jours, les jockeys avant et de côté sont fait d’une même pièce. Le jockey arrière reste une pièce séparée. Sur une selle bien conçue les jockeys vont suivre les mêmes contours que le « skirt ». Par ailleurs, les jockeys avant et arrière doivent se recouvrir.

Les jockeys sont tenus en place soit par des lanières de cuir ou des écrous et « conchos » (plaque décorative). Les jockeys arrière sont retenus par laçage ou cousus avec une plaque incluant le nom du sellier, la marque ou le nom du cavalier.


Les « skirts »

Les « skirts » (jupes) sont les grandes pièces de cuir épais attachées sous les barres de l’arçon. Leur but est de :
• Protéger le cheval des barres
• Répartir le poids du cavalier sur une plus grande surface
• Protéger le cav alier de la transpiration du cheval

 

Les skirts sont faites de deux pièces de cuir épais lacées à l’arrière. Elles sont fixées aux barres avec des vis et clous, et retenues avec les lanières de cuir.

Il existe deux formes de skirts : rondes et carrées. La skirt ronde, souvent appelée « California skirt » car très populaire dans cet état, allège l’encombrement de la selle. La skirt carrée, connue comme la « Texas skirt », est plus traditionnelle et offre davantage de protection au cheval contre les buissons et épineux. Dernièrement les skirts rondes sont devenues très populaires.

Sous la skirt se trouve une doublure en peau de mouton. Cette doublure offre une couche moelleuse entre le cheval et la selle, mais surtout permet plus d’adhérence avec le tapis. La peau de mouton peut être naturelle ou synthétique. La peau de mouton naturelle est plus épaisse et plus durable mais attire insectes et rongeurs. La peau synthétique n’est pas aussi épaisse, mais elle est moins chère et n’attire pas de nuisibles.

Sur de nombreuses skirts vous trouverez un anneau « dee » à l’avant permettant de fixer un collier de chasse. Sur certaines skirt vous trouverez également un « wear leather », un morceau de cuir placé sous l’anneau afin de les protéger.

Les fenders

Les fenders sont les longues pièces de cuir qui se trouvent sous la jambe du cavalier. Ils sont conçus pour protéger la jambe de celui-ci de la transpiration du cheval. Dans la mesure où les fenders sont soumis à rude épreuve, ils ont besoin d’être faits en cuir épais, de la meilleure qualité.

On trouve de nombreuses formes et tailles de fenders. Une selle bien conçue fera en sorte d’avoir des fenders harmonieux avec le reste de la selle. Par exemple, avec une skirt ronde, les fenders auront les coins arrondis.

Le fender est effilé à son sommet afin de réduire l’encombrement sous le jockey et les jambes du cavalier. Cette forme permet également aux étrivières d’être libres. Au bas du fender on trouve une bande verticale, ou extension. Sur les selles modernes cette extension est coupée dans la même pièce que le fender. Cette extension crée un espace entre l’étrier et le bas du fender permettant à l’étrier d’être libre.

Les fenders sont ajustés aux étrivières selon l’une des trois méthodes suivantes :
• Old Style : toute la longueur de l’étrivière est posée sur le fender. Ce type de fender se trouve sur les selles des Buckaroos.
• Full Length : toute la longueur de l’étrivière est cousue derrière le fender. C’est la méthode la plus courante sur les selles modernes.
• Half Length : la moitié de l’étrivière est cousue en haut du fender. Ce style réduit l’encombrement sous les jambes du cavalier. Sur des selles de moindre qualité, cette technique permet de faire des économies et une fabrication peu soignée peut compromettre la solidité de l’ensemble. Sur les selles de meilleure qualité, ce système est tout à fait efficace.

Fender diagram courtesy of "Saddle Savvy" by Dusty Johnson    

Les étriers

Les étriers font partie intégrante de la selle western. A l’origine les étriers étaient coupés dans une pièce de bois. Cette méthode a évolué en utilisant du bois chauffé à la vapeur afin de l’arrondir dans la forme désirée. Ensuite ils sont soit laissés à l’état brut, soit recouverts de métal pour les renforcer ou encore recou
verts d e métal et de cuir. Certains sont fait entièrement de métal (cuivre, aluminium, acier), comme les étriers Monel ou avec des matériaux composites.

Un étrier lourd va rester plus facilement en place qu’un étrier léger et sera plus facile à trouver du bout du pied. Cependant les étriers très lourds peuvent vous assommer si vous venez à vous y cogner la tête, alors attention ! Les étriers légers sont courants sur les selles de compétition comme le barrel racing.

Les mesures de hauteur et largeur se font à l’intérieur de l’étrier. La largeur se mesure au point le plus large et la hauteur du plancher à l'œil (roller). La largeur du plancher peut aller de moins de 2,5 cm sur un OxBows à 15 sur certains « bell bottoms » (étrier en cloche).

 

              

 

L’utilisation ainsi que les préférences personnelles vont déterminer du choix du type d’étrier. Des planchers larges sont confortables pour de longues heures en selle. Des planchers étroits sont plus confortables pour la compétition ou l’entrainement. Il est par contre indispensable de choisir une largeur suffisante pour y passer votre botte. Vous n’apprécieriez pas de vous retrouver le pied coincé dans un étrier.

De nombreux styles et variétés sont disponibles. Les noms sont quelque peu perturbants car ils décrivent soit la forme de profil soit celle de face. Les formes de profil sont Visalia, Moran et Bell Bottom. Les principales formes de face sont Roper, Oxbow et Overshoe,

Les « tapaderos » sont une variante venue des cow-boys du sud-ouest. Les « taps » sont des protections en cuir qui protègent la botte des buissons et du froid. Leur origine est purement fonctionnelle mais les taps sont devenus une pièce très décorative et visuelle.

On trouve maintenant sur le marché de nombreuses inventions. Ainsi certains étriers sont adaptés pour les bottes d’hiver. La version « breakaway » offre en s’ouvrant une sécurité lors de la chute du cavalier afin de libérer le pied. Une version « leg-saver » permet de positionner l’étier à un angle de 90° par rapport au fender afin d’avoir la bonne position.

Tapaderos

Les « tapaderos » (ou taps) sont des protections se trouvant à l’avant des étriers. Les taps sont issus de la tradition mexicaine et ont une véritable utilité. Entre autres :
• Ils protègent des buissons épineux qui peuvent abimer ou même coincer la botte.
• Ils gardent les pieds au chaud. Certains sont même doublés de laine ou peau de mouton
• Ils évitent au pied de tourner dans l’étrier ou de partir trop en avant en cas d’utilisation de bottes sans talon comme le font les Charros mexicains
• A l’occasion, si les mains sont occupées, ils permettent de communiquer avec le cheval en lui tapant sur l’épaule ou le cou.

Bulldog Tapadaros de la High Country Cowboy Company  

 

Bien que l’origine des tapaderos ait répondu à un véritable besoin, très vite ils sont devenus des pièces hautement décoratives. Des motifs compliqués, repoussés ou gravés, des incrustations en argent, du laçage ou des cordelettes de cuir sont très courants. Les taps standards s’étendent d’environ 20 cm sous les étriers, mais certains modèles particulièrement tape à l’œil peuvent aller jusqu’à 70 cm. Ce type de démesure finit par avoir un impact sur le poids et l’équilibre de la selle.

Eagle Beak Tapadaros de High Country Cowboy Company   

 

De nombreux styles de tapaderos ont vu le jour au fil du temps, avec des noms décrivant leur forme : bulldog, monkey nose (nez de singe), eagle beak (bec d’aigle), monkey face (face de singe), Batwings (Ailes de chauve souris).

Traditionnellement les tapaderos sont faits de cuir épais, mais de nos jours de nombreux modèles synthétiques existent, généralement vendus comme étriers recouverts. Normalement les tapaderos sont vendus avec les étriers. On trouve encore aujourd’hui des tapaderos sur des selles de type traditionnel. Même s’ils ont encore un rôle à jouer, les cavaliers les choisissent plutôt pour une question de style.

Batwings de Gregg Mc Donald    

 


Les étrivières

Les étrivières sont de longues bandes de cuir qui lient les étriers à la selle. Ces attaches sont faites de cuir épais, de la meilleure qualité. Il est primordial que les deux étrivières soient faites du même cuir afin qu’elles s’étendent de la même manière.

Sur les selles western, les étrivières mesurent généralement 7,5 cm de large, même si sur certaines selles de compétition on trouve des étrivières de 5 à 6 cm afin d’alléger le poids. Par ailleurs certains fabricants de selles bon marché réduisent la taille afin de faire des économies.

La longueur des étriers est ajustée par des boucles métalliques sur les selles modernes. Par le passé, il fallait lacer le cuir pour ajuster la taille. La boucle la plus utilisée est la boucle Blevins. La boucle Blevins possède un manchon recouvert de cuir avec une ou deux chevilles (horizontales ou verticales) qui viennent s’ajuster dans les trous correspondants dans le cuir. Les trous doivent être positionnés au même endroit sur les deux étrivières afin d’assurer l’équilibre. La boucle doit être positionnée afin de se trouver entre le genou et la cheville du cavalier afin de ne pas le gêner.

Blevins Buckle    

 

Pour une question de confort, les étrivières doivent être tournées afin que les étriers soient tournés ouverture vers l’avant, à un angle de 90° avec le fender. Dans cette position, l’étrier est en place pour y glisser l e pied. Les selliers artisans fabriquent leurs selles avec les étriers tournés dans cette position.

 

Mais pour les selles industrielles, il vous faudra faire le cuir afin qu’il acquière la position. Il est important que les étriers soient dans la bonne position, ou vous y laisserez vos genoux.

 


Le sanglage (rigging)

Le sanglage de la selle est un élément clé de sécurité. Le « rigging » est le dispositif d’anneaux et plaques qui rassemblent les sangles pour tenir la selle en place. Cela semble simple, pourtant c’est l’une des parties les plus méconnues des selles western.

Des termes comme "full double rigged" ou "seven eights single rigged" définissent différents types de sanglage. Pour vous y retrouver, lisez la suite.

Tout d’abord, une selle western a un sanglage simple ou double. Une selle avec une seule sangle est dite « single rigged ». Une selle avec deux sanglages est dite « double rigged ». La deuxième sangle se trouve sur le flanc à l’arrière pour ajuster davantage la selle.

Les positions de Rigging    

La position du « rigging » détermine l’endroit où se trouveront les sangles sur le corps du cheval et en conséquence la force exercée sur l’avant ou l’arrière du cheval. La position « rear rig » (sanglage arrière) se trouve juste sous le troussequin. La position du « front rig » est variable. Les noms des différents « front rig » sont déterminés par rapport à leur position entre le troussequin et la fourche.

La position « full » se trouve juste sous la fourche. La position full était celle utilisée à l’origine par les pionniers espagnols en Amérique du Nord. Elle fut remplacée par la position « center fire ». Celle-ci se trouve entre le troussequin et la fourche, toujours utilisée en sanglage unique. Elle est rarement utilisée de nos jours. Quand le roping devint plus courant, une deuxième sangle a été ajoutée à l’arrière de la selle afin de l’empêcher de se soulever lors du dallying autour de la corne. Afin de permettre l’installation de cette deuxième sangle, de nouvelles positions de rigging ont été développées. Une position « three quarter » se trouve au ¾ de la distance entre le troussequin et la fourche (à mi-chemin entre le Center Fire et le Full). La position « seven eights » se trouve au 7/8ème de la distance entre le troussequin et la fourche (à mi chemin entre le Three Quarters et le Full).

Aujourd’hui on peut commander sa selle avec n’importe laquelle de ces positions de rigging. La plus courante est le Seven Eights simple ou double, que l’on trouve sur la plupart des selles industrielles. Certaines selles sont fabriquées avec une « three way rigging plate », une plaque permettant d’utiliser la selle en positions Full, Seven Eights et Three Quarters.

Types de Rigging    

Il existe trois types de « rigging » qui définissent la façon dont celui-ci est fixé à la selle.
• Ring : les anneaux sont fixés directement sur l’arçon. L’avantage est leur solidité mais ils sont encombrants et peuvent réduire la liberté de mouvement des étriers.
• In-Skirt : les anneaux ou plaques sont fixés directement sur la skirt. Il en existe deux types « built-in » et « built on ». Le « Built-on » rigging est une méthode économique et de moindre qualité où la plaque est simplement fixée au-dessus de la skirt. Le « Built-in » est lui recouvert de cuir, puis cousu et rivé à la skirt. L’avantage de l’in-skirt est le poids et l’encombrement réduits. Lorsqu’il est de mauvaise qualité, l’in-skirt ne dure pas longtemps, par contre fait dans les règles de l’art ce système est très résistant. C’est aujourd’hui le système le plus populaire.
• Flat Plate : des couches de cuir sont rivées autour d’une plaque de métal fixée directement à l’arçon. Ce système a l’avantage du système « Ring » mais ne gêne pas la liberté de mouvement des étriers et n’est pas aussi encombrant. Ce système, un bon compromis entre le Ring et l’In-skirt, connaît de plus en plus de succès.


La sangle

La sangle (cinch) est la bande large placée sous le cheval et fixée au rigging pour tenir la selle. Le nom anglais cinch vient de l’espagnol cincha. A noter que sur les selles anglaises la sangle porte le nom de « girth ».

Il est primordial de choisir une sangle de bonne qualité, pour le confort du cheval et la sécurité du cavalier. Des sangles de mauvaise qualité peuvent blesser sérieusement un cheval.

Tailles de sangles

Les sangles se mesurent sur la largeur et la longueur. La mesure de la longueur se fait de l’extérieur d’une boucle à l’extérieur de la boucle opposée. Les tailles augmentent de 2 inches (5 cm) entre 22 et 38 inches (56 cm à 97 cm) de long. Les tailles les plus courantes sont : 30, 32 et 34 inches (76, 81 et 86 cm).

La largeur se mesure en inches ou, sur les sangles en corde, en nombre de brins. Le nombre de brins va de 14 à 31. Une sangle peut être « straight », de largeur uniforme sur toute la longueur, ou « roper » avec un centre plus large. Une sangle de bonne taille est celle qui place le milieu de la sangle au milieu du centre du cheval et les anneaux à environ 20 cm en-dessous des rigging plates.

 

 

Pour trouver la taille de la sangle convenant à votre cheval, placez la selle sur son dos. Attachez une ficelle à un anneau, passez la ficelle sous le ventre et portez jusqu’à l’autre anneau. Mesurez, soustrayez 40 cm et arrondissez à la taille la plus proche.

Matériaux

Les sangles existent en divers matériaux dont l’objectif est d’évacuer la transpiration et permettre l’évaporation.

 

 

Dans le passé, on utilisait les crins des chevaux, résistants et pratiques. De nos jours cette technique est hors de prix et ne présente aucun intérêt. On considère que le mohair est la matière la plus efficace. Il est résistant, absorbant, s’entretient facilement à l’eau et au savon. (une sangle doit être lavée régulièrement pour éviter de blesser le cheval). L’idéal est le 100% mohair, qui est aussi le plus cher. Les mélanges avec du nylon ou du coton sont plus abordables. Les mélanges évitent également que la sangle ne s’étire à la longue.

D’autres matériaux moins onéreux sont le nylon, rayonne, feutre, coton et néoprène. Les synthétiques sont solides mais n’absorbent pas l’humidité et peuvent provoquer un échauffement. Ils ne respirent pas. Le coton absorbe bien l’humidité mais se fragilise quand il est humide. Des modèles doublés en molleton existent mais ont dû être inventés par un quelqu’un qui ne sort jamais de son manège. Le molleton attire la boue, les épines et autres morceaux de bois. Ils ne restent pas propres et duveteux bien longtemps.

Si vous choisissez une sangle synthétique nous vous conseillons d’utiliser un latigo en cuir plutôt qu’en synthétique. Le cuir donnera un peu de souplesse à l’ensemble. Si vous utilisez une sangle en matériau naturel, alors le matériau du latigo n’a pas d’importance, la sangle est déjà suffisamment souple.

La sangle doit avoir une bande cousue au milieu avec un anneau de part et d’autre. La bande renforcera la sangle et les anneaux vous serviront à fixer les colliers de chasse et les « cinch connecting straps » (lanière s’accrochant à la sangle arrière en cas d’utilisation de double sanglage). Cette bande doit se retrouver au milieu du ventre du cheval.


Anneaux de sanglage

Les anneaux devraient être choisis en acier ou bronze. Ceux en nickel ou acier chromé ont l’inconvénient de rouiller. Il existe trois types d’anneaux :
• Round Ring : cet anneau rond simple se trouve sur les selles bon marché. Avec ce type d’anneau, le latigo doit être attaché. Beaucoup préfèrent cette méthode mais elle crée une épaisseur sous la jambe du cavalier.
• Round Ring avec boucle à ardillon: Ce système est plus efficace que le « round ring » car le latigo est retenu par l’ardillon, réduisant donc l’épaisseur. Ce système n’est cependant pas très solide.
• Round Ring avec boucle et barre transversale : ce type d’anneau est le plus solide. La barre transversale va donner davantage de solidité à l’anneau.

La sangle arrière (Flank Cinch)    

La sangle arrière tient l’arrière de la selle sur le dos du cheval lors de manœuvres violentes comme le roping ou les arrêts brusques. Une selle avec une sangle avant et une sangle arrière est dite « double rig »

Afin qu’elle soit efficace, elle doit être suffisamment séparée pour agir si l’arrière de la selle commence à lever. Si elle est laissée trop lâche elle n’agira pas et pourrait même devenir dangereuse si le cheval venait à s’y prendre le pied.

On croit parfois, à tort, que la sangle arrière empêchera la selle de partir vers l’avant lors d’une pente. Ca n’est pas le cas. Si c’est ce que vous cherchez, prenez une croupière. Une croupière est une pièce en cuir qui va venir s’entourer autour de la base de la queue du cheval.

Les sangles arrière sont presque toujours fabriquées en cuir. Elles ont des boucles aux deux extrémités qui sont connectées aux « flank billets » (contre sanglon arrière). Une lanière va lier les deux sangles.


Le Latigo

Le latigo (contre sanglon gauche) est la lanière qui joint la sangle au rigging de la selle. Le nom décrit en fait un type de cuir de couleur bordeau. Les latigos étaient traditionnellement fabriqués dans ce cuir, le nom est resté.

Ils mesurent généralement entre 4 et 5 cm de large et 15 de long. Ils existent maintenant également en matières synthétiques. Ceux en nylon sont particulièrement résistants, mais certains pensent qu’ils ont tendance à provoquer des blessures.

Le latigo s’attache à la sangle du côté gauche de la selle. La plupart ont des trous afin d’accommoder l’ardillon de la sangle mais peuvent aussi être simplement attachés. L’excédent se glisse dans le « latigo holder ». Un latigo peut également être utilisé à la place d’un « off billet » (contre sanglon droit) sur le côté droit.

Pensez à vérifier régulièrement l’état d’usure de cette pièce.

Le « Latigo Holder »                           Le latigo    

Le latigo holder (ou latigo keeper, cinch strap keeper, cinch strap holder) est la pièce qui tient l’excédent de latigo une fois qu’il a été fixé à la sangle. Il est généralement fait de cuir et porte souvent la marque du fabricant. Il se trouve sur le quartier avant du côté gauche, souvent retenu par les lanières avant de la selle.

 

Le « Off Billet »
Le « off billet » (contre sanglon droit) retient la sangle aux anneaux de sanglage sur le côté droit. Un latigo peut également être utilisé, mais plus rarement.

                   


2 ply off billet

Cette pièce est généralement faite de cuir, mais peut également être en synthétique. Quel que soit le matériau utilisé, cette pièce doit avoir deux épaisseurs afin d’assurer sa solidité. Cette pièce est souvent également appelée « 2-ply », « double-ply » ou « doubled ».

Elle mesure entre 3 et 5 centimètres de large et de 45 à 70 cm de long avec des trous afin d’y passer l’ardillon de la sangle. Votre sangle devra nécessairement avoir une boucle à ardillon pour utiliser un off billet.

Half-Breed Billet

Le « half-breed off billet » est une version spéciale du off billet. Il mesure environ 1,50 mètre et est conçu pour être enroulé autour de la sangle et des anneaux de sanglage puis fixé à l’ardillon de la sangle (voir dessin). Cette technique assure une solidité accrue et est utilisée par les cowboys quand ils effectuent un travail difficile.

Cette pièce est très sollicitée, elle a besoin d’être régulièrement vérifiée.                 


Les « Flank Billets »
Les deux « flank billets » (ou « rear billets » ou « back billets ») (contre sanglon arrière) fixent la sangle arrière aux anneaux sur chaque côté de la selle. Ces pièces n’étant pas aussi sollicitées que celles à l’avant, elles sont faites généralement d’une seule épaisseur de cuir. Elles mesurent généralement entre 3 et 5 cm de large et 60 à 90 centimètres de long avec des trous pour accommoder l’ardillon de la sangle.


Le « Cinch Connecting Strap »

Le « cinch connecting strap » (ou « cinch hobble ») est la lanière qui lie les sangles avant et arrière. Cette petite pièce a une importance capitale : sans elle la sangle arrière pourrait glisser et transformer votre gentil cheval en mustang sauvage. N’utilisez jamais de sangle arrière sans la retenir avec cette lanière.

Le « cinch hobble »
La lanière de connexion est généralement livrée avec la sangle arrière, mais peut être achetée séparément. Cette lanière se fixe aux anneaux des sangles par le biais de boucles, liens ou fermoirs. Une fois en place il faut s’assurer qu’il tient la sangle arrière à sa place.

 

Comme toutes les lanières d’une selle, celle-ci doit être vérifiée régulièrement pour l’usure.

 

Les anneaux de sanglage

Il existent divers types d’anneaux, « dees » et « plates » utilisés pour attacher les « off billets », « flank billets » et latigos à la selle. Leur type, fixation et emplacement sur la selle vont déterminer le type de sanglage de la selle.

Ces pièces sont particulièrement importantes en terme de sécurité et doivent être de bonne qualité. Les meilleures sont faits en cuivre, bronze ou acier. Le nickel ou aluminium sont plus fragiles.

Le « Rigging plate »

Les pièces peuvent être rondes ou plates. Les pièces plates créeront moins d’épaisseur sous la jambe. Voici les formes principales :

1. Anneau de 5 à 10 cm de diamètre
2. Anneau « Dee » (or “D”) de 7 à 10 cm de diamètre en forme de « D »

 

                  

3. Une plaque avec un trou. Ces plaques peuvent avoir plusieurs tailles et formes, elles sont construites à même l’arçon ou sur les skirts

On peut trouver les différents types de fixation sur une même selle. Par exemple, un « in-skirt rigging » pour la sangle avant et un « dee ring » pour la sangle arrière. Sur une selle bien faite, ces fixations se trouveront exactement au même endroit des deux côtés de la selle. Des fixations mal positionnées peuvent déséquilibrer la selle et la faire bouger sur le dos du cheval.


Les « Stirrup Hobble Straps »

Les « stirrup hobble straps » sont des lanières de cuir étroites avec une boucle à un bout et des trous de l’autre . Ces lanières sont placées sur l’extension au bout du fender et doivent être bien serrées.

Elles répondent à plusieurs besoins :
• Elles joignent les extensions des fenders afin qu’ils ne s’ouvrent pas, le cavalier risquerait d’y coincer le pied.
• Elles aident à maintenir l’étrier dans la bonne position. Ceux-ci doivent être à un angle de 90° sous le fender de façon à glisser facilement le pied et soulager les genoux.

Ces pièces sont importantes en terme de sécurité. Pensez à toujours les rattacher après avoir ajusté vos étriers.


Les lanières de selle (Saddle Strings)

Les « strings » sont des lanières longues et étroites fixées sur les côtés de la selle. Elles permettent d’attacher du matériel, tels que les vestes, lariats, fontes, gourdes. A l’origine leur but était de fixer les différentes pièces (peau de mouton, skirt, jockeys) à l’arçon. Ce système de fixation accroît nettement la durée de vie de la selle, c’est celui encore utilisé par les meilleurs selliers.

Une lanière est généralement faite de cuir flexible d’environ 1 cm de large et de 66 à 91 cm de long. Des conchos de cuir ou métal servent de rondelle à travers laquelle la lanière est passée et attachée. Le résultat est résistant et décoratif. On trouve les lanières sur quatre parties d’une selle western :
• Sur le quartier arrière
• Sur « l’oreille » du « seat jockey : la partie qui se relève autour de la base du troussequin
• Sous la base de la fourche
• Sur le « front jockey »

Si la selle a des lanières aux quatre endroits on parle de « eight string saddle ». La « six string saddle » qui n’a pas les lanières sous la fourche est le modèle le plus courant à l’heure actuelle.


Le « Saddle Rope Strap »

Le « saddle rope strap » est une étroite lanière de cuir d’environ 1 cm de large attachée à la droite de la selle sur la fourche . Elle permet d’y attacher un lasso. Les cavaliers gauchers peuvent installer la lanière du côté gauche.

La plupart de ces lanières s’enroulent autour de la corne et sont conçues pour casser si le cavalier vient à s’y coincer par accident.

On trouve ces lanières essentiellement sur les selles de roping et de ranch. Bien que conçues pour le roping, elles peuvent être utiles quelle que soit votre activité.

 

Les selles selon utilisation ou activité

Il existe aujourd’hui plusieurs types de selles. Bien plus qu’on ne peut l’imaginer. De façon grossière on peut classer les selles selon la technique de fabrication, les matériaux, l’utilisation finale, le type de fourche, le type d’arçon et l’espèce (breed).

A l’intérieur de chaque type on a encore de nombreuses options dont la position de sanglage, la hauteur du troussequin, le cuir lisse ou brut, le type de corne, l’estampage, la couleur du cuir… Vous découvrirez vite que l’offre est pléthorique. A vous de décidez ce que vous voulez acheter.

Selle de Barrel Racing
Les selles de Barrel racing sont conçues pour la vitesse. Ce sont les plus petites et les plus légères des selles western. Les selles bien conçues permettent d’assurer la sécurité du cavalier tout en maximisant la maniabilité lors des virages serrés et pointes de vitesse. Ces selles sont également adaptées à d’autres types de jeux à cheval.

Les caractéristiques de ce type de selle sont :
• Une assise profonde pour tenir le cavalier
• Une corne fine et haute pour permettre au cavalier de s’y tenir lors des virages serrés
• Une fourche plus haute avec des rebords larges pour sécuriser le cavalier
• Une assise, des fenders (étrivières) et jockeys (quartiers) en cuir brut pour plus d’adhérence
• Un troussequin relativement élevé pour la sécurité
• Des fenders libres afin de permettre au cavalier de garder ses jambes sous son centre de gravité
• Des étriers étroits afin de garder le pied en place
• Une sangle frontale uniquement. Pas de deuxième sangle
• Sanglage in-skirt
• Des skirts courtes. Les skirts arrondies sont habituellement utilisées, mais la mode est maintenant aux formes carrées.
• Selle légère, généralement moins de 15 kgs

Selle de show
La selle de show est conçue pour l’apparence et non le travail. Ces selles décoratives sont conçues pour le manège et sont très sensibles à la mode. Les caractéristiques et types changent en fonction de la mode et afin de gagner il vaut mieux la suivre. Rien de pire que d’arriver avec une selle à la mode l’année précédente.

Les caractéristiques de ce type de selle sont :
• Des motifs très décorés
• Des rebords en argent sur les quartiers, troussequin corne, fourche, étriers
• Une corne courte pour éviter d’y prendre les rênes
• Des skirts profondes très travaillées en argent et gravure
• Une assise avec le point d’équilibre au centre afin de fournir au cavalier une bonne position
• Une assise matelassée ou en daim pour mieux adhérer
• Un troussequin bas
• Des étriers tournés afin de présenter la bonne position de la jambe du cavalier

Selle de ranch
Une selle de ranch est une vraie selle de travail. Vous les trouverez sous les noms de "cow-boy," "buckaroo," "old time," et "all-around", les noms indiquant des différences dans la conception. Leur point commun est leur poids, leur solidité ; elles sont conçues pour passer de longues journées en selle. Leur objectif est le confort et la fonctionnalité pour le travail du ranch.

Les caractéristiques de ce type de selle sont :
• Une assise profonde et basse sur le cheval pour le confort et la communication
• Des rebords étroits pour ne pas entraver le travail. La plupart sont des slick fork
• Une corne grande et épaisse, avec une protection pour le dallying
• Des fenders placés directement sous le cavalier pour lui assurer une bonne position
• Double sanglage, avant et arrière
• Généralement, un sanglage « plate » pour répartir le poids sur le cheval et fournir une attache plus solide
• Troussequin haut
• De nombreuses attaches pour accrocher le matériel à la selle
• Une attache à lasso
• Un poids plus élevé

Selle d’endurance
La selle d’endurance est conçue pour la compétition d’endurance où cheval et cavalier doivent couvrir 50 ou 100 miles en un jour. Afin d’être performant, le cavalier a besoin d’une selle légère mais suffisamment robuste pour supporter les distances ainsi que les terrains accidentés. Conçue pour être au plus près du cheval, cette selle minimise l’encombrement autant que possible.

Les caractéristiques de ce type de selle sont :
• Une assise très confortable, souvent matelassée, conçue pour de longues journées
• Généralement pas de corne afin d’éviter au cavalier d’être blessé au ventre lors des sauts, trots ou autres obstacles
• Skirt très courte et arrondie pour réduire le poids
• Etriers profonds pour le confort
• Sanglage simple, généralement en position « center-fire », afin d’éviter que la selle ne tourne
• De nombreuses attaches afin d’accrocher le matériel
• Taille plus petite et poids léger

Selle de trail ou pleasure
La selle de trail est la même que celle de pleasure. L’objectif principal est le confort. De longues heures sur un terrain accidenté permettent d’apprécier une selle confortable. Dans la mesure où le pleasure ne demande pas de travail ardu, la selle est plus légère que les selles de travail. Les selles de trail sont très populaires et de fait existent sous de nombreuses formes. On trouve de nombreux arçons, cornes, rebords, assises, types de skirt.

Les caractéristiques de ce type de selle sont :
• Une fourche haute pour assurer la sécurité en selle
• Une corne plus étroite destinée à se tenir
• Souvent une assise matelassée
• Un troussequin de hauteur moyenne avec un renfoncement à l’avant pour le confort
• Souvent des skirts coupés ou arrondis pour diminuer le poids et l’encombrement
• Des fenders positionnés sous le corps du cavalier pour une meilleure position
• Des étriers larges pour le confort et la stabilité
• Double sanglage pour tenir la partie arrière de la selle
• Sanglage « in-skirt » pour réduire le poids
• Collier de chasse pour éviter que la selle ne glisse dans les pentes
• De nombreuses attaches pour accrocher vestes et matériel
• Poids réduit

Selle de roping
Une selle de roping est conçue pour un usage exigeant et un maximum de liberté de mouvement. Un roper peut être amené à galoper derrière un veau, l’attraper au lasso puis attacher le lasso à la corne. Afin de supporter un tel traitement ces selles sont particulièrement résistantes au niveau de l’arçon et de la corne.

Les caractéristiques de ce type de selle sont :
• De préférence un arçon en bois avec une doublure en cuir pour un maximum de résistance
• Une fourche basse et arrondie. Ceci permet de baisser l’effet de levier sur la corne et le cheval, ainsi que de ne pas entraver le lancé du lasso.
• Une corne haute et épaisse avec une protection pour le dallying
• Double sanglage complet, sangle avant et arrière, la sangle avant en « full position »
• Une assise profonde et en cuir brut pour une meilleure adhérence
• Un troussequin bas pour descendre plus facilement
• Des étriers placés un peu plus en avant afin de permettre au cavalier d’avancer les pieds et de s’appuyer dessus en se penchant vers l’arrière quand nécessaire
• Des étriers profonds, larges, de type roper
• Une attache pour accrocher le lasso
• Poids important

Selle de cutting
La selle de cutting est conçue pour le « cutting », le fait de séparer une bête isolée du reste du troupeau. Le cutting est un travail tout en finesse et nécessite une selle adaptée. Une selle de cutting (cutter) est conçue pour assurer l’équilibre du cavalier et ne pas entraver le cheval lors des démarrages rapides, arrêts, virages. Elle permet au cavalier de rester en selle pendant une séance qui est souvent très agitée.

Les caractéristiques de ce type de selle sont :
• Corne haute et fine pour s’y tenir
• Des rebords hauts, larges et droits pour tenir le cavalier en place lors des virages serrés
• Une assise plate et longue pour plus de maniabilité
• Des jockeys et fenders en cuir brut pour une meilleure adhérence
• Des fenders placés à l’avant et libres afin de permettre au cavalier de garder son équilibre lors des arrêts brusques et virages
• Des étriers étroits afin de garder le pied en place
• Un troussequin bas afin de ne pas blesser le dos du cavalier
• Double sanglage, avant et arrière

Selle de reining
La selle de reining est conçue pour l’épreuve de reining, une épreuve de compétition qui met en avant des cercles précis, des spins (tours sur place) et des arrêts glissés. Une selle de reining doit permettre au cavalier un contact précis avec son cheval afin de donner des ordres qui seront invisibles du public. Le reining est une épreuve mettant en avant le côté athlétique d’un cheval ainsi qu’un degré de communication très avancé entre le cheval et le cavalier. Dans le reining, la star est le cheval, pas le cavalier. La selle de reining positionne le cavalier idéalement en terme d’équilibre et de maniabilité du cheval

Les caractéristiques de ce type de selle sont :
• Fourche et corne de hauteur moyenne (plus bas que sur une selle de cutting) afin de ne pas gêner le travail des mains sur les rênes
• Une assise basse sur le dos du cheval et une forme permettant au cavalier de tourner son bassin lors des arrêts glissés
• Des skirts découpés afin de permettre le contact entre la jambe du cavalier et le cheval
• Des fenders libres au centre de la selle pour assurer le maximum de liberté afin de communiquer avec le cheval
• Des étrivières fines en cuir afin de permettre à la jambe d’être au plus près du cheval
• Sangle avant uniquement.
• Un sanglage « dropped » pour diminuer l’encombrement sous les jambes du cavalier
• Des décorations en argents sont courantes pour le côté flashy des compétitions

Selles de parade
Les selles de parade sont conçues pour être vues. Très populaires dans les années 50 et 60, beaucoup sont maintenant des objets de collection. Ce sont de grandes selles conçues pour maximiser la surface de décoration. L’excès ne l’est jamais sur ce type de selle. Bien que certaines selles aient été fabriquées en usine, les modèles les plus exceptionnels sont des selles faites à la commande en modèle unique.

Les caractéristiques de ce type de selle sont :
• Décorations très élaborées : incrustations en argent, cuir repoussé…
• Grandes skirts pour maximiser l’espace de décoration
• Etriers Tapadero
• Poids important pour supporter le poids des incrustations en argent

Selles par type de matériaux

Selle en cuir
Les selles en cuir sont la base de la tradition des selles western. Leur solidité, durabilité, flexibilité, odeur et attrait font du cuir la meilleure matière pour fabriquer des selles. La question ne pose pas, les meilleures selles sont en cuir de qualité. Quiconque vous dira le contraire ne s’y connaît pas vraiment en selles. Cela ne veut pas dire que les selles synthétiques n’ont pas de légitimité, cela veut simplement dire qu’elles ne sont pas à la hauteur en termes de solidité et espérance de vie. Vous imaginez un cow-boy sur une selle en synthétique ? Même pas en rêve !

Il faut l’équivalent de la totalité du cuir d’un animal entier pour faire une selle. Les cuirs les plus épais sont utilisés pour les quartiers et préparés dans les tanneries, cuirs connus sous le nom de « sides ». Les quartiers se présentent en différents poids (épaisseur) et qualités. Le cuir épais est utilisé pour des parties critiques, lourdes comme les fenders, les étrivières, les sièges. Le cuir plus léger s’utilise pour les zones où il doit s’adapter aux différentes formes que sont la fourche, le troussequin ou les couvre étriers.

Le cuir possède deux faces, un côté lisse et un côté brut (ou cru). Le côté lisse est celui que l’on voit généralement sur les selles, celui qui peut être repoussé et gravé. En plus de son côté décoratif, le travail du cuir réduit le côté glissant du cuir lisse. Quand le côté brut est apparent on parle de « rough out ». Une selle peut ainsi être totalement « rough out » ou présenter des parties « rough out » au niveau du siège ou des fenders. Des selles partiellement ou entièrement rough out sont courantes chez les cowboys car elles permettent une meilleure adhérence.

La qualité du cuir varie de façon très importante d’un tanneur à l’autre. En observant les différents prix des selles, vous verrez vite la différence. Les cuirs de moindre qualité sont fins, peuvent se déchirer lorsqu’ils sont pliés, se rouler à l’utilisation et sont souvent vernis afin de leur donner un aspect brillant, un signe très clair d’une moindre qualité. Ces vernis peuvent craqueler et ne laissent pas respirer le cuir. La qualité du cuir est l’un des facteurs les plus impactants sur le prix d’une selle.

Hermann Oak Leather est considéré par les selliers comme produisant les meilleurs cuirs au monde. Une selle dont le cuir est du Herman est un gage de qualité.

Selles synthétiques
Une selle synthétique est entièrement ou partiellement faite de matériaux usinés. L’intérêt d’une selle synthétique est son prix plus bas et son poids plus léger. On trouve des selles synthétiques pour toutes les utilisations, endurance, trail, barrel, mais elles sont généralement particulièrement appréciées pour le trail ou le pleasure. Heureusement les motifs léopard et autres excentricités des débuts ont maintenant laissé place à des conceptions plus proches de la selle western traditionnelle.

Les premières selles synthétiques étaient de qualité très médiocre. Cependant des progrès importants ont été faits, il vous faudra cependant bien étudier le marché avant de faire votre achat.

Les selles synthétiques peuvent être une bonne option dans un certain nombre de cas :
• Cavaliers amateurs qui ne montent qu’une à deux heures par semaine
• Les enfants qui ont du mal avec le poids d’une selle en cuir et pour qui vont vite devenir trop grands pour leur selle
• Les débutants qui souhaitent mieux connaître leurs besoins avant d’acheter une selle de qualité en cuir
• Des cavaliers ayant des soucis de santé et pour qui une selle légère est un besoin
• Les cavaliers au budget limité. Il vaut mieux acheter une selle synthétique de qualité qu’une en cuir de mauvaise qualité

Mais ces selles ont un certain nombre d’inconvénients :
• Elles ne sont pas conçues pour être utilisées pour le travail, elles ne supporteront pas une utilisation intensive
• Bien que les fabricants affirment le contraire, le synthétique ne durera jamais aussi longtemps qui cuir bien entretenu. Avec le temps, vous verrez que les quartiers et autres parties se froissent
• Beaucoup de ces selles font le parti du confort du cavalier plutôt que celui du cheval, un mauvais choix

Les selles synthétiques sont de plus en plus populaires auprès des cavaliers amateurs et représentent l’un des plus grands changements dans le monde de la sellerie en ce moment. Reste à voir s’il s’agit d’un vrai changement ou d’une simple mode.

Selle à arçon flexible « Flex Tree »
La selle à arçon flexible est une invention relativement neuve qui connaît un bel engouement.

Un arçon flexible est fait d’une fourche et d’un troussequin rigides en bois ou Ralide (synthétique hyper résistant), avec des barres faites d’un matériau flexible. Certains fabricants les font entièrement en plastique ou caoutchouc, d’autres y associent du cuir.

Le but est d’avoir un arçon qui bouge davantage avec le cheval et s’adaptera à un plus grand nombre de chevaux. Ces arçons sont conçus pour créer une selle légère, proche du cheval. Cette conception en fait des bonnes selles de trail mais leur fabrication même en réduit la durabilité.

On trouve une large gamme de selles proposant des arçons flexibles. La gamme de qualité et de prix est également étendue. Elles ne sont cependant pas toutes fabriquées de la même manière, et un arçon flexible ne s’adaptera pas forcément à tous les chevaux. Rien ne remplace un vrai arçon en bois. Cependant, comme toujours un arçon flexible de bonne qualité sera meilleur qu’un arçon en bois de mauvaise qualité.

Selle sans arçon
Les selles sans arçon ne laissent pas indifférent : les cavaliers les adorent ou les détestent. Vous trouverez ci-dessous quelques informations à leur sujet. Cependant, ce produit étant relativement nouveau, il faudra quelques années avant de déterminer s’il s’agit d’un vrai nouveau marché et quel sera sa place.

Les principales caractéristiques d’une selle sans arçon sont les suivantes :
• Contrairement aux selles avec arçon, il n’y a pas de barres reliées à la fourche et au troussequin. Des couches de matériaux (cuir, nylon, caoutchouc, mousse…) remplacent les barres. L’objectif est d’avoir une base assez douce pour s’adapter au dos du cheval mais assez rigide pour laisser libre la colonne vertébrale
• Cette selle est conçue pour être au plus près du cheval, un peu comme si l’on montait à cru avec uniquement un tapis.
• La conception même crée un siège plutôt large
• Il est recommandé d’utiliser un tapis spécialement conçu pour ce type de selle afin de mieux répartir le poids.
• Il est recommandé d’utiliser un collier de chasse afin d’empêcher la selle de tourner
• Il en existe plusieurs types dont l’endurance, le trail et le barrel
• Elles sont très légères. Elles ne conviennent pas comme selle de travail

Selles sur commande
Les selles sur commande sont fabriquées à la main avec des matériaux de qualité en répondant aux demandes spécifiques du cavalier. Généralement, une seule personne fabrique l’intégralité de la selle, même si des apprentis peuvent s’occuper de parties moins critiques comme les couvre-étriers ou les latigos. Une selle faite main nécessite 35 à 50 heures de travail, certaines selles très ouvragées peuvent demander davantage de temps.

La fabrication de selles sur commande fait appel à une gamme étendue de talents. La sellerie est un art qui s’acquiert avec les années. Les selliers les plus reconnus aujourd’hui (Dale Harwood, Chuck Stormes, Chas Weldon, Steve Mecum) ont des listes d’attente et des prix qui les mettent hors de porté du commun des mortels. Mais il existe de nombreux selliers très talentueux à travers tous les Etats-Unis.

Si vous décidez de faire fabriquer votre propre celle, nous vous conseillons de bien étudier la question. Parlez-en aux spécialistes, essayez les différentes selles, évaluez la qualité du travail. La qualité de votre selle dépend de la qualité du matériel utilisé et du talent du sellier.

Selles industrielles
La selle industrielle est fabriquée sur une chaîne de montage où chaque employé est responsable d’une ou plusieurs étapes de la fabrication. L’utilisation de machines et d’ouvriers moins qualifiés permet de réduire le prix de la selle. Mais comme la même personne ne fabrique pas l’intégralité de la selle, la qualité peut varier d’une partie à l’autre.

La gamme de prix et de qualité des selles industrielles est très étendue. Beaucoup sont de très bonne qualité, certaines, comme les selles McCall, sont presque aussi bonnes que des selles sur commande. D’autres ne valent même pas le petit prix demandé. Encore une fois, deux facteurs déterminent la qualité du produit finale : la qualité des matériaux et la qualité des méthodes de fabrication.

Les selles les plus pauvres du marché gagnent sur tout : matériaux de mauvaise qualité (arçons en plastique recouverts de produits bon marché, cuir de mauvaise qualité…) et méthodes de construction (utilisation d’agrafes au lieu de clous et vis, coutures bâclées…). Les selles industrielles de bonne qualité utilisent des matériaux et méthodes de fabrication de qualité. L’adage « vous payez pour ce que vous avez » s’applique réellement dans le monde de la sellerie. Ici les prix bas correspondent vraiment à une qualité réduite.

Les selles industrielles ne présentent pas autant de possibilités de personnalisation que les selles sur commande. Comme elles sont faites sur des bases identiques, les options ne concernent généralement que l’aspect décoratif.

Alors, comment savoir si une selle industrielle est de qualité ? Choisir une marque est déjà un début. Les meilleures marques sont McCall, Crates, Martin, Circle Y, Billy Cook et Courts. Ceci dit, le marché est volatile et on ne peut uniquement se fier à une marque. Un changement de direction au sein d’une marque peut amener des changements importants dans la qualité. Par ailleurs tous les produits de la gamme ne bénéficient pas forcément de la même attention. Encore une fois il vous faudra bien étudier le marché.

Certains selliers font appel à des machines industrielles pour certaines parties de la selle, tout en incorporant des matériaux de qualité et des employés qualifiés pour l’assemblage. Ces selles, moins chères que des selles sur commande mais plus chères que des selles industrielles, sont souvent un bon compromis.

Avant de faire votre achat, visitez les selleries, parlez avec les experts. Comparez les marques et les selles, observez les matériaux utilisés et les techniques de fabrication. Assez vite vous commencerez à voir les différences. Avec de l’expérience et les bons interlocuteurs, vous trouverez la sellerie qui vous convient.

Une selle appropriée : le secret d’un cavalier et d’un cheval heureux
Adapter la selle au cheval est devenu un sujet d’actualité. Ceci est intéressant car une selle mal adaptée peut causer de réels problèmes au cheval et au cavalier. D’un autre côté, l’importance donnée au sujet a poussé de nombreux cavaliers à chercher « la » selle parfaite pour son cheval.

Revenons sur terre. Il n’y a pas de selle parfaitement adaptée à un cheval. Un cheval va changer au cours de sa vie, en fonction de son exercice, de sa nutrition. Acheter une selle parfaitement adaptée à un moment, ne le sera plus à une autre période.

La bonne nouvelle est qu’il n’est pas nécessaire de trouver la selle parfaite pour qu’elle soit adaptée et confortable. Il ne s’agit pas d’une science exacte. Revenons au cow-boy du passé. Pouvait-il acheter une selle pour chaque cheval qu’il montait ? Pas avec un salaire de cow-boy. Pourtant si sa selle venait à blesser le cheval qu’on lui fournissait, il ne restait pas longtemps cow-boy sur cette propriété. Il avait donc besoin d’une selle de qualité, bien conçue pour le type de chevaux qu’il était amené à monter. C’est ça une selle adaptée.

Et c’est ce dont vous avez besoin. Avec une selle de qualité et un certain nombre de tapis de selle vous pourrez monter la plupart des chevaux du même type. Cette selle doit laisser le garrot libre, lui permettre de déplacer les épaules, avoir la bonne longueur et forme pour son dos, être bien équilibrée pour répartir le poids. C’est ce qu’avoir une selle adaptée veut dire. Par contre, si vous montez des chevaux de races ou de tailles très différentes alors vous devrez investir dans plusieurs selles.

Selles d’occasion
Il peut être intéressant d’acheter une selle d’occasion. Les meilleures selles dureront une vie entière si elles sont bien entretenues. Tout comme pour les voitures de luxe, une selle de qualité d’occasion devrait plutôt être appelée une selle « déjà utilisée ». L’achat d’une selle d’occasion peut vous permettre d’acheter un produit de très grande qualité que vous n’auriez pu considérer en neuf. Quel que soit votre budget, vous en aurez forcément pour votre argent sur le marché d’occasion.

Le marché de la selle d’occasion se fait maintenant sur le web. Internet vous donnera accès à la plus grande sélection de selles que vous ne pourrez trouver. Sur eBay vous trouverez une section conçue par de vrais utilisateurs. Vous y trouverez un véritable magasin virtuel pour faire votre choix.